22 juin 2026 · nouvelle lecture à l'Assemblée nationale · il reste
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Les soins palliatifscoûtent cher, maisnotre humanité n'a pas de prix.

Une loi se prépare. Elle promet une liberté ; elle installe une logique. Voici ce qui se joue vraiment derrière les mots apaisés du débat — et pourquoi nous disons non.

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L'actualité du débat

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DIGNITÉ EFFICACITÉTUER N'EST PAS SOIGNERPROTÉGER LES PLUS FAIBLESLA VIE · JUSQU'AU BOUTDIGNITÉ EFFICACITÉTUER N'EST PAS SOIGNERPROTÉGER LES PLUS FAIBLESLA VIE · JUSQU'AU BOUT
Le fond du débat

8 raisons de refuser cette loi.

01
Éthique

Tuer n'est pas soigner

Donner la mort reste un homicide, quelle que soit la compassion qui l'habille. L'interdit de tuer n'est pas une règle parmi d'autres : il structure toute la civilisation. Le franchir, même au nom du soulagement, fait basculer le sens même du soin.

02
Serment d'Hippocrate

Un reniement du serment

« Je ne provoquerai jamais la mort délibérément » : c'est l'engagement du serment d'Hippocrate. Provoquer la mort contredit frontalement la vocation du soignant. On ne nous a pas formés pour donner la mort, mais pour la repousser et pour soulager. Faire du soignant l'agent de la mort, c'est renier ce qui fonde notre métier.

03
Soins palliatifs

La réponse, ce sont les soins palliatifs

Les soins palliatifs existent précisément pour que nous puissions accomplir notre vocation dans ce drame qu'est la fin de vie. Et le constat de terrain est sans appel : en unité de soins palliatifs, les demandes d'euthanasie sont rares — 3 % des patients — et la quasi-totalité s'éteignent avec une prise en charge adaptée. Les demandes maintenues jusqu'au bout ne concernent que 0,3 % des patients, soit moins de 3 sur 1 000. Encore faut-il donner accès à ces soins : la France y investit notoirement trop peu.

Étude Jeanne Garnier — BMC Palliative Care, 2014
04
Pente glissante

Partout, le cadre a cédé

« Strictement encadrée » au départ, puis les critères tombent : troubles psychiatriques, handicap, mineurs, motifs sociaux. Le garde-fou d'aujourd'hui devient l'exception de demain. Aucun pays ayant légalisé n'a tenu sa promesse initiale, et les chiffres officiels le documentent.

Données Pays-Bas · Belgique · Canada à insérer
05
Vulnérabilité

Le devoir de disparaître

Quand mourir devient une option « offerte », les plus fragiles se sentent un fardeau — et finissent par l'accepter. Une liberté affichée qui pèse comme une attente sur les épaules des faibles : c'est une coercition silencieuse.

06
Demande instable

Mourir, ou ne plus souffrir ?

Demander la mort n'est presque jamais stable. Derrière la demande : dépression non traitée, douleur mal soulagée, solitude. Soulagez la souffrance, et elle s'éteint. Le droit le sait : il punit déjà l'abus de faiblesse et interdit à un soignant de recevoir un legs de la personne qu'il accompagne — il protège les vulnérables des pressions, au lieu de les y exposer.

C. pén. art. 223-15-2 · C. civ. art. 909
07
Liberté de conscience

La conscience sous contrainte

Le texte contraindrait des établissements et des équipes de soin à organiser un acte qu'ils tiennent pour un meurtre. C'est une atteinte frontale à la liberté de conscience des soignants comme des institutions.

08
Message de société

Quand des vies pèsent moins

Légaliser envoie un signal : certaines existences vaudraient moins. Le suicide assisté cesse d'être un drame pour devenir une « option normale » — et reconfigure en silence notre regard sur la vieillesse et le handicap.

Le précédent international

« Ça ne dérapera pas. »
Vraiment ?

2002
Pays-Bas

Pionnier de la légalisation. Le périmètre s'est étendu depuis aux souffrances psychiatriques, avec un débat ouvert sur les personnes âgées « fatiguées de vivre ».

élargissement du périmètre depuis
2002
Belgique

Légalisée la même année. En 2014, le pays supprime toute limite d'âge : l'euthanasie devient accessible aux mineurs, sous conditions.

élargissement du périmètre depuis
2016
Canada

« Aide médicale à mourir » récente. Dès 2021, le critère de mort « raisonnablement prévisible » saute ; l'extension aux troubles mentaux est en débat.

élargissement du périmètre depuis
Qui sommes-nous

Un collectif apolitique et aconfessionnel. Simplement humaniste.

Nous sommes un collectif de soignants déterminés. Au chevet des malades comme dans le débat public, nous refusons que des logiques économiques bradent notre humanité.

Infirmiers, médecins, aides-soignants, accompagnants en soins palliatifs : nous voyons chaque jour ce que vaut une présence, un soulagement, une main tenue jusqu'au bout. Une vie ne se mesure pas à ce qu'elle coûte. Ce sont les soignants eux-mêmes qui se lèvent ici — et tant qu'on voudra réduire des personnes fragiles à une ligne de bilan, nous serons là pour dire non.

La carte de la mobilisation

Des soignants, partout en France.

Chaque point est une soignante, un soignant qui refuse de faire de la mort un soin. Ajoutez le vôtre : la carte s'allume, ville après ville.

0
soignants mobilisés
Médecins0
Infirmier·ères0
Autres paramédicaux0
Pharmaciens0
Étudiants0

Rejoindre la carte

Vous êtes soignant ? Ajoutez votre ville et votre profession : un point de plus sur la carte, une voix de plus contre la banalisation de la mort administrée.

Finalement, ce n'est qu'une question d'argent

L'euthanasie-omètre.

Et si on regardait cette loi avec les yeux d'un gestionnaire ? Glissez le curseur sur l'âge auquel une personne « partirait » — et voyez ce qu'elle ferait « économiser » à l'État. C'est glaçant. C'est exactement le raisonnement que nous refusons.

Âge du décès « anticipé »
75 ans
507090
Calcul fondé sur des données publiques françaises (dépense de santé par habitant, coût moyen de la dernière année de vie). La pension reste illustrative. C'est une démonstration du raisonnement — pas un barème officiel.
Économie « réalisée » pour la collectivité
0 €
Dépenses de santé évitées · ~14 ans61 548 €
Pensions de retraite non versées226 800 €
Dernière année de vie « épargnée »26 000 €

Le jour où mourir « rapporte », vivre devient un coût à justifier. Voilà la pente que cette loi installe en silence.

26 000 €

coût moyen de la dernière année de vie en France — dont 44 % concentrés sur les 3 derniers mois.

11 %

des remboursements de l'Assurance maladie sont absorbés par la fin de vie.

Données publiques (dépenses de santé et fin de vie, France) et estimation canadienne — sources exactes à citer dans la version finale.
La vraie réponse

Refuser, ce n'est pas abandonner.

C'est exiger mieux. Tout existe déjà pour ne mourir ni dans la douleur ni dans la solitude. Il manque la volonté de le financer.

Soins palliatifs

Une médecine qui accompagne, soulage et apaise jusqu'au bout — au lieu d'abréger. Il faut les financer et les rendre accessibles partout.

Sédation & arrêt de l'acharnement

La loi permet déjà d'arrêter un traitement déraisonnable et d'endormir la souffrance réfractaire. L'arsenal contre l'agonie existe.

Accompagnement humain

Présence, écoute, lien. La peur de mourir seul est souvent plus forte que la douleur. La réponse, c'est la fraternité — pas la seringue.

Faisons entendre ceux
qu'on veut faire taire.

Signez, partagez, interpellez vos députés. Chaque voix repousse la banalisation de la mort administrée.

Pour aller plus loin

Huit arguments, huit articles.

Chaque raison de refuser cette loi est développée en profondeur. Faites défiler et ouvrez l'article qui vous intéresse.